Appel à signature La journée sans immigrés : 24h sans nous !

FAISONS DU 1ER MARS 2011 UNE JOURNÉE HISTORIQUE !

Nous, femmes et hommes, immigrés, descendants d’immigrés et citoyens de toutes croyances, de toutes allégeances politiques, et de toutes couleurs de peau, conscients de l’apport essentiel de l’immigration dans notre pays, en avons assez que l’immigration soit utilisée, stigmatisée et criminalisée. Nous rejetons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bénéfices passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours contribué à la construction de la France soient niés à la fois. Il nous appartient aujourd’hui d’exprimer publiquement notre fierté d’appartenir à une communauté nationale riche des apports hérités de tant de cheminements individuels et collectifs.

Notre pays ne serait pas ce qu’il est économiquement, socialement, culturellement, gastronomiquement, sportivement, etc., sans tous ces apports passés et présents. Nous affirmons que l’avenir de notre pays doit encore bénéficier de cette ouverture sur le monde et de cette capacité d’accueil qui assureront notre avenir.

Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le « code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile » (CESEDA), plus communément appelé code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l’immigration. Nous ne pouvions pas trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d’immigrés et citoyens, conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, nous participons au quotidien à la croissance de notre pays.

En 2010, nous avons posé un premier jalon. En 2011, nous voulons poursuivre notre action citoyenne avec toutes les femmes et hommes de bonne volonté, sans calcul partisan ni a priori idéologique.

1ER MARS 2011 : AGIR POUR EXPRIMER NOTRE FIERTÉ

ÊTRE QUE FRANCE-LA, DIVERSE, BELLE ET UNIE.

Pendant 24 heures, témoignons publiquement notre gratitude à tous ceux qui ont tant enrichi la France… parents de si loin, nos voisins aux accents d’ici et d’ailleurs, nos collègues de travail et amis aux noms imprononçables, amis de nos enfants et leurs rires de toutes les couleurs.

Ce mardi 1er mars 2011, faisons un petit geste simple, généreux et fort… Faisons apparaître sur nos vêtements un petit ruban jaune qui signifiera publiquement cet engagement. Organisons partout des rencontres, des apéritifs, des débats et des discussions pour exprimer notre attachement à cette France fraternelle et libre que nous voulons défendre.

AUJOURD’HUI : SIGNEZ NOTRE APPEL EN LIGNE !

Communiqué de presse unitaire : LOPPSI 2 : pas en notre nom !

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la réalisation de la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») sera examiné la semaine prochaine en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ), préoccupées par l’absence de véritable débat sur ce texte, souhaitent alerter les citoyens sur les dérives qu’il véhicule, qui mettent en péril l’équilibre démocratique de notre pays.

Ce projet de loi se présente comme un agrégat hétéroclite de dispositions techniques qui justifie le terme, désormais acquis, de « passe-partout législatif ». L’illisibilité qui résulte de cette assemblée a pour effet d’exclure les débats parlementaires et publics, en empêchant les différents acteurs de prendre une distance suffisante pour discuter des grandes orientations qui en découlent. Pourtant, ce texte révèle une ligne politique particulièrement préoccupante : enregistrement, surveillance, contrôle, confinement ! Sont-elles les nouvelles valeurs que le gouvernement veut imposer à la société : répression, exclusion, stigmatisation, suspicion ?

LOPPSI 2 relaie un discours politique belliqueux qui utilise la figure du délinquant pour entretenir le fantasme de l’ennemi intérieur et qui corrélativement assimile tout acte de délinquance à une atteinte à l’État. Au nom de la protection de la société contre ses « ennemis », les mesures dérogatoires au droit commun sont en passe de devenir la norme, la surveillance et le contrôle social se développent et l’objectif de réinsertion assigné à chaque peine disparaît.

Cet énième méli-mélo de sécurité prévoit d’abord d’étendre considérablement les dispositifs de cardage et de vidéosurveillance (appelés désormais « vidéo protection »). Non contente de renouveler les fichiers actuels de police et de gendarmerie (STIC et JUDEX) – pourtant détournés de leurs objectifs initiaux, criblés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés – la majorité UMP s’apprête à les interconnecter et à les connecter. étendre. Les données relatives à un suspect innocent ne seront pas systématiquement effacées : pourront donc être conservées dans ces fichiers dits « d’historique » de personnes qui, en réalité, n’en auront pas ! De même, alors que les pays anglo-saxons reviennent au dogme coûteux de son efficacité, en France l’objectif est d’augmenter autant que possible l’espionnage de l’espace public : les autorités pourront placer des dispositifs de vidéosurveillance pratiquement partout sur le voie publique; toutes les entreprises privées pourront installer des caméras autour de leurs établissements ; les préfets pourront faire de même le long du parcours des manifestations.

Il est particulièrement inquiétant d’entendre, en marge des discussions sur cette banalisation de la surveillance et de l’archivage, des membres du gouvernement affirmer que seuls ceux qui ont de quoi avoir honte ont quelque chose à craindre. Un tel discours, qui supprime la distance entre l’autorité de l’État et la conscience individuelle, est particulièrement malsain. A l’inverse, nous pensons que nous devons tous craindre cette extension du contrôle social car elle contribuera, demain, à réduire encore nos droits et nos libertés.

Le projet comporte aussi, bien entendu, un imposant volet répressif. Ainsi, en « réponse » aux difficultés de certaines familles, ses rédacteurs ont imaginé un « couvre-feu » pour les mineurs de moins de 13 ans – qui ne manquera pas de générer des contrôles abusifs, un nouveau « contrat de responsabilité parentale » – qui renforcera la marginalisation de certains parents – et une procédure proche de la comparution immédiate devant le tribunal de la jeunesse – qui achèvera l’alignement de la justice des mineurs sur celle des adultes, anticipant ainsi le débat public sur le projet de réforme de l’Ordonnance du 45. La création d’un délit de la « vente de rue », de la sur-renforcement des peines pour les auteurs d’agressions ou de cambriolages contre les personnes âgées,

L’Etat abandonne certaines de ses missions régaliennes : accroissement des pouvoirs de la police municipale ; création d’une milice de police appelée « réserve civile » ; la mise en place d’un vague « Conseil national des activités de sécurité privée » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; possibilité pour les agents des transports publics d’expulser les voyageurs par la force.

Enfin, ce projet donne à l’autorité administrative de nouveaux pouvoirs pour porter atteinte aux libertés individuelles sans aucun contrôle judiciaire : filtrage des sites Internet, filtrage forcé, expulsion dans les 48 heures des occupants des logements atypiques – comme les camps, les bidonvilles. , mobil-homes, maisons sans permis de construire ou habitats choisis (yourtes, tipis, cabanes…) – et leur destruction.

L’idéologie première et dangereuse qui a présidé à l’élaboration de ce texte n’est pas nouvelle. La LOPSI, la loi Perben, la loi sur la sécurité intérieure, la loi Perben 2, la loi sur la « prévention » de la délinquance, la loi sur la récidive, la loi sur les peines minimales, la loi sur la détention de sûreté, la loi sur la récidive criminelle, la loi sur les « gangs »… sont ses (in)dignes ancêtres. A chaque fois, l’objectif affiché est de lutter

crime, protéger les citoyens et créer les conditions d’un bien-être général. La réalité est bien différente : le « sentiment d’insécurité » augmente avec l’insécurité sociale et nos principes démocratiques s’amenuisent comme la douleur.

Comme les précédents, ce texte s’annonce inefficace du point de vue des fins qu’il prétend atteindre, mais très efficace par rapport à ses fins réelles : il nous prépare une société de Contrôle, fondée sur une stratégie de tension dans le discours de guerre prononcé le 30 juillet par le chef de l’État à Grenoble.

Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ) alertent tous les citoyens sur le caractère à la fois inutile et inacceptable de ce projet de loi qui n’a pas donné lieu à un véritable débat public et qui devrait pourtant être prochainement adopté en leur nom. ..

Liste des organisations signataires :

Magistracy Union (SM), National Union of All Prison Administration Staff (SNEPAP / FSU), National Union of Education and Social Staff – Judicial Youth Protection (SNPES-PJJ / FSU) ), Syndicat des Avocats de France (SAF), National Syndicate of Higher Education (SNESUP / FSU), Privacy France, Solidaires unitaires democratiques – santé / sociaux (SUD santé / social), New anti-capitalist party (NPA), Union syndicale of Psychiatry (USP), National Unitary Union of Local Authorities, Interior and Social Affairs (SNUClias / FSU), National Student Group for Teaching Prisoners (GENEPI), Human Rights League (LDH) ), Collective “No to the politics of fear”, Union Syndicale Solidaires, Copernic Foundation, Left Party,Europe Ecology / The Greens, Peace Movement, Federation for a Social and Ecological Alternative (FASE), French Communist Party (PCF), Right to Housing (DAL), Federation of Tunisians for Citizenship of the Two Shores (FTCR), Law Solidarity, French Jewish Union for Peace (UJFP), Unitary Left, Inter LGBT, Open Access, MACAQ, SNJ-CGT, Association of Tunisians in France (ATF), FASTI, FCPE, Confédération Syndicale des Familles (CSF), Residents of ephemeral and mobile housing (HALEM), Intersquat Paris, Black Thursday, RESEL (Stop housing evictions network), Citizens’ Assembly of Turkish origin (ACORT), GISTI, UNSA-education, ACT-UP, La Quadrature du Net, Parti Communist of the Workers of France, Association of Maghrebian Workers of France (ATMF), UNEF,Association of Moroccans in France (AMF), Collective “The day without immigrants: 24h without us”, The Aternatives, VECAM (Reflection and action for the citizen internet), Imagine a solidarity internet network (IRIS), Act against unemployment ( AC!), Movement against racism and for friendship between peoples (MRAP), General Federation of PEP, France Terre d’Asile, Cap 21, National Collective of Resistance to Student Base (CNRBE), La Gauche Cactus, Federation Reflection Action Prison And Justice Associations (FARAPEJ), CGT-prison, CGT-Judicial Protection of Youth, SOS Racisme, European Marches against Unemployment, Insecurity and Exclusion, Socialist Youth Movement (MJS).Imagine a solidarity internet network (IRIS), Acting against unemployment (AC!), Movement against racism and for friendship between peoples (MRAP), General Federation of PEP, France terre Asile, Cap 21, National collective of Resistance to Base Pupils (CNRBE), La Gauche Cactus, Federation of Reflection Action Prison And Justice Associations (FARAPEJ), CGT-prison, CGT-Judicial Protection of Youth, SOS Racism, European Marches against Unemployment, Precariousness and exclusions, Movement of young socialists (MJS).Imagine a solidarity internet network (IRIS), Acting against unemployment (AC!), Movement against racism and for friendship between peoples (MRAP), General Federation of PEP, France terre Asile, Cap 21, National collective of Resistance to Base Pupils (CNRBE), La Gauche Cactus, Federation of Reflection Action Prison And Justice Associations (FARAPEJ), CGT-prison, CGT-Judicial Protection of Youth, SOS Racism, European Marches against Unemployment, Precariousness and exclusions, Movement of young socialists (MJS).Federation of Reflection Action Prison And Justice Associations (FARAPEJ), CGT-prison, CGT-Judicial Protection of Youth, SOS Racism, European Marches against Unemployment, Insecurity and Exclusion, Socialist Youth Movement (MJS).Federation of Reflection Action Prison And Justice Associations (FARAPEJ), CGT-prison, CGT-Judicial Protection of Youth, SOS Racism, European Marches against Unemployment, Insecurity and Exclusion, Socialist Youth Movement (MJS).