Pétition contre la marche islamophobe prévue à Lyon le 14/05/2011

APPEL À SIGNATURE DU RÉSEAU DE RÉSISTANCE ANTI-FASCISME

Nous exigeons l’annulation et l’interdiction du MARCHE DES COCHOONS prévu le samedi 14/05/11 à Lyon. Cet événement organisé par le BLOC IDENTITAIRE et son émanation locale, le groupe REBEYNE, vise à accentuer l’islamophobie, et fait suite aux nombreuses agressions de leurs membres à Lyon et ses environs.

Elle viole la loi, exprimant l’incitation à la discrimination et à la haine raciale en évoquant une « islamisation » du pays. Elle induit également une tentative d’intimidation des Lyonnais opposés à ces ultra-nationalistes, dans la lignée de leurs récentes dérives locales.

Le BLOC IDENTITAIRE appelle également ses adhérents partout en France à se joindre à l’événement à Lyon. Rappelons que le BLOC IDENTITAIRE est co-dirigé par Fabrice Robert, ancien dirigeant de UNITE RADICALE, une ligue d’extrême droite dissoute par arrêté ministériel en 2002.

Le 26 avril 2011, la Préfecture du Rhône nous a fait savoir que l’autorisation n’avait pas encore été donnée. Les services du préfet ont jusqu’au 10 mai pour statuer.

CE PETIT SERA TRANSMIS A LA PREFECTURE DU RHONE
ET LA MAIRIE DE LYON LE 9 MAI PROCHAIN.

MISE A JOUR DU 05/07/2011 : ARRET PREFECTORAL INTERDIT LE MARCHE ISLAMOPHOBE !

Appel aux politiciens suite aux propos de Chantal Brunel

En plein débat sur la loi Besson à l’Assemblée nationale, Madame Chantal Brunel, députée UMP de Seine-et-Marne, a gravement glissé. Cependant, ces propos inacceptables n’ont été que très doucement condamnés par son chef, M. Cope.

Les réactions de l’opposition, même entendues, ne sont pas à la hauteur du discours de Mme Brunel. Nous attendons de l’opposition, ainsi que de l’ensemble de la classe politique, qui ne s’associe pas à cette déclaration et à la dérive du débat politique, qu’elle dénonce avec virulence le discours de haine tenu par un élu de la République.

Nous, immigrés, enfants d’immigrés et citoyens convaincus de l’apport positif de l’immigration en France, demandons à tous les politiques d’arrêter d’attiser la flamme de la haine.

Jean-François Copé a semblé agacé mardi soir en apprenant les propos tenus par sa collègue, la députée de Seine et Marne Chantal Brunel qui a demandé que les réfugiés libyens et tunisiens soient renvoyés « à la mer ». Juste ça ! Le patron de l’UMP, sorti d’une réunion, s’est aussitôt dissocié : « Je désapprouve, je ne comprends pas qu’elle ait pu dire ça, mais parfois, on dit des choses qui sont en décalage avec ce qu’on pense ».

Eh bien ! Une condamnation toute douce à la hauteur de sa gêne. Il faut dire que Chantal Brunel pense bien ce qu’elle dit puisque le lendemain matin, la députée a confirmé ses propos. Marine Le Pen, très haute dans les sondages, avait plus ou moins dit la même chose la semaine dernière sur RTL au micro de Jean-Michel Apathie.

Mais est-ce vraiment une surprise ? Depuis la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, débats (Roms, identité nationale, burqa, islam), discours (Toulon, Grenoble, Puy en Velay) se succèdent et l’on se demande encore pourquoi l’UMP et le FN ne s’allier aux prochaines élections cantonales (20 et 27 mars), une idée déjà avancée par plusieurs ténors de l’UMP.

Allons au bout du raisonnement et les deux partis pourraient même s’entendre sur une candidature unique à l’élection suprême l’an prochain. Nous aurions Nicolas Sarkozy président et Marine Le Pen, première ministre. Ou vice versa …

En attendant, les réactions de l’opposition sont décevantes. Pourquoi ? Car la gauche n’assume plus ce qu’elle est. Elle devrait dénoncer avec virulence un discours de haine tenu par un élu de la République. Les yeux rivés sur les sondages, elle tente d’épargner un électorat qu’elle se sent de plus en plus exaspéré, que la crise n’épargne pas.

Les électeurs, dégoûtés par les dernières affaires impliquant des ministres. Nous pensons qu’il est urgent d’assumer ce que nous sommes, que face à cet élan de haine, il y a un autre discours qui s’impose. La France est belle parce qu’elle est diverse, nourrie de ses différentes vagues d’immigration.

La France est une terre d’asile et prétendre renvoyer des réfugiés à la mer est purement scandaleux et inacceptable.